Rien n’est noir de Claire Berest

Qu’en a pensé Cécile ?

Elles ont aimé :

  • Découvrir l’histoire de Frida Kahlo
  • La superbe plume de Claire Berest

 

Rien n’est noir de Claire Berest
Parution le 21/08/2019 aux Editions Stock
250 pages

Présentation de l’éditeur : « À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.»

L’avis de Cécile :

De Frida Kahlo, je ne connais pas grand-chose (le nombre de fois où j’écris cette phrase est effarant, je suis absolument inculte, pardonnez-moi) hormis son visage et quelques-unes de ses peintures les plus célèbres. Je n’ai même pas vu le film avec Salma Hayek.

J’étais donc totalement ouverte à la découverte en partant à la rencontre de cette femme incroyable et étonnante. En trois parties, dominée chacune par une couleur primaire, Claire Berest nous raconte Frida, son Accident, sa passion pour Diego Rivera, de 20 ans son aîné, ses souffrances, son art, ses œuvres.
L’auteure use de sa plume comme Frida de ses pinceaux et nous offre un texte magnifique, poétique et lancinant. Son écriture habitée, nerveuse, exaltée, à l’image de Frida, nous entraîne de page en page, toujours plus loin dans la tête de la pintora.
Il y a eu tant de souffrance, de peine et de douleur dans cette vie, tant de passion également ! Et Claire Berest nous les restitue parfaitement.
Ce roman fut la source de deux découvertes pour moi : Frida Kahlo au-delà de l’image commercialisée de son visage et la superbe plume de Claire Berest.

L’avis de Manon :

« il est le plus grand peintre du Mexique, elle est une métisse de Coyoacàn qui a vingt ans de moins et une colonne brisée en sus ». 

Je ne connaissais pas la femme derrière les tableaux ou les produits dérivés qu’on voit beaucoup de Frida Kahlo. Quelle plus belle présentation que celle de Claire Berest à travers la femme amoureuse. Si le couple a bien sûr une place très importante, et malgré toute sa dévotion à son époux infidèle, on découvre la force de caractère de la femme en tant qu’artiste au delà du couple, son amour, son talent, sa rage de vivre, son besoin de peindre.

Il y a un souffle dans ce roman qui donne vie à un femme passionnée, coincée dans un corps douloureux qui l’empêche d’avoir un enfant, une amante fougueuse dont l’amour peut se transformer en rage contre son époux au poing de l’agresser puis  le laisser quand l’infidélité se fait trop blessante. 

Claire Berest ne m’a pas seulement fait découvrir Frida Kahlo, elle m’a fait admirer Frida au multiple facettes qui aiment Diego passionnément, aiment ses amants, aime collectionner les petites choses inutiles mais indispensables pour elle. L’auteur nous révèle également une artiste qui « ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur ». 

Si la première partie du roman se concentre sur le couple, la deuxième partie met en avant l’artiste sans son époux, indépendante qui connaît le succès grâce à son travail et en jouit pleinement.

L’auteur décrit une femme extravagante, un couple hors normes mais toujours avec justesse sans en rajouter sans alourdir les détails. Tout est bien posé, ciblé pas de superflu pas d’apesanteur sur ce corps douloureux, juste ce qu’il faut pour appuyer ce qu’endurait Frida pour le transmettre à travers son oeuvre.

 

2 commentaires

  1. Aaah mais c’est donc ici que tu as poursuivi tes lectures bloguesques, et avec Manon cette fois. J’ai encore en mémoire le blog de Restling et je pensais que ça s’était arrêté là, au profit d’Instagram plus tard. Contente de pouvoir vous suivre ici toutes le deux. Quant à ce livre, je l’ai repéré aussi et il me tente bien, ne connaissant moi non plus pas grand-chose sur cette femme intrigante et admirable.

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    • Oui c’est l’influence de Manon ça ! 😀 J’avais effectivement complètement arrêté le blog pour rester sur Instagram et puis finalement, l’appel de la blogosphère… 😉 Pour Rien n’est noir, il plait apparemment aussi bien à ceux qui connaissent bien Frida Kahlo qu’aux autres. Et maintenant, j’ai envie d’en savoir plus sur elle.

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