Une simple affaire de famille de Rohinton Mistry

Qu’en a pensé Manon ?

J’ai aimé :

  • Les liens familiaux et les tourments de chaque personnage
  • L’implantation dans le contexte : société et politiques indiennes

J’ai moins aimé

  • Juste que ce ne soit pas aussi bien que L’équilibre du monde. Un des mes livres préférés où l’histoire du pays

Une simple affaire de famille de Rohinton Mistry
Family Matters (18/11/2003)
Traduit par Françoise Adelstain
Parution le 12/04/2006 aux Editions Le Livre de Poche
601 pages

Présentation de l’éditeur : A travers le portrait pittoresque de la petite bourgeoisie parsie de Bombay, Mistry aborde, avec un regard tendre et humain, une réalité plus grave : celle du traditionalisme rigide et du fanatisme religieux. Comme dans ses précédents romans, l’auteur de L’Equilibre du monde met au service d’une vision sans complaisance de la société indienne son immense talent de conteur, son sens du cocasse et sa sympathie communicative pour des personnages naïfs, injustement malmenés par la vie.

L’avis de Manon :

J’avais hâte de relire cet auteur qui m’a bouleversée avec L’équilibre du monde qui fait partie de mon top 5 de tous les temps. La barre était un peu haute et cela est venu nuancer mon avis sur ce livre. Difficile d’avoir un avis dessus sans le comparer à L’équilibre du monde. Si le coup de coeur n’a pas été au rendez-vous et que je me suis parfois ennuyée sur certain passages, j’ai retrouvé là ce qui m’avait plu dans ce roman : des personnages attachants qui luttent pour survivre malgré tous les tours du destin dans un pays qui n’est pas tendre avec eux. Un auteur qui a l’art de dessiner ses personnages et de tisser une merveilleuse histoire à partir des liens qu’il décrit  entre eux.

Nariman est touché de Parkinson et vit avec sa belle-fille et son beau-fils, enfants de sa femme décédée, dans un appartement qu’il a acheté. Une fois blessé et immobilisé lors d’une de ses balades, ces beaux enfants, pour qui il devient une charge fatigante, le refourgue à sa fille, Roxane, leur demi-soeur qui habite dans un minuscule appartement avec son mari et ses deux fils. Mais, voilà, cet appartement a été payé par son père donc pourquoi lui épargnerait-on ses devoirs envers celui-ci ? Cette installation vient perturber les habitudes mais surtout les finances du couple qui ne vit que sur un seul salaire.  J’ai adoré tous les états d’âme par lesquels l’auteur fait passer ses personnages : toute la culpabilité du beau-fils car la belle fille est plutôt rancunière envers cet homme qui a épousé sa mère alors qu’il en aimait une autre, la naïveté et la bonté de Roxane, les tourments de Yezad, son époux,  qui, malgré ses diplômes, a du mal à faire subsister sa famille, la fraîcheur et l’innocence qu’apportent les enfants du couple, la culpabilité de Nariman dépendant de tout le monde et qui se sent comme un poidspour eux, sa nostalgie aussi pour un amour qu’il n’a pas pu vivre car ses parents n’ont pas accepté son amour pour une fille non parsie.

Cette belle histoire de famille s’inscrit dans la société indienne avec la rancœurs contre les musulmans, l’importance des castes, du niveau social qui rend possible ou non les unions.

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