La tempête qui vient de James Ellroy

Qu’en a pensé Cécile ?

Elle a aimé :

  • Se replonger dans l’univers sous benzédrine de Ellroy
  • Le personnage de Kay Lake

Elle a moins aimé

  • La concentration qui va avec, il faut être bien installé pour savourer Ellroy

La tempête qui vient de James Ellroy
This storm (04/06/2019)
Traduit par Jean-Paul Gratias et Sophie Aslanides
Parution le 06/11/2019 aux Editions Rivages
702 pages

Présentation de l’éditeur : Le deuxième volet du nouveau Quatuor de Los Angeles ! Janvier 1942 : Los Angeles est encore sous le choc de l’attaque de Pearl Harbour, les Américains d’origine japonaise sont massivement arrêtés, des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, et un corps est découvert dans Griffith Park à la faveur d’un glissement de terrain.

L’avis de Cécile :

La tempête qui vient, ce désastre qui ensauvage

W. H. Auden

Sitôt reçu, sitôt entamé et c’est parti pour près de 700 pages en compagnie de Hideo Ashida, Joan Conville, Elmer Jackson, Kay Lake et surtout Le Loup, le charismatique Dudley Smith, adoré autant que redouté.

J’avais presque oublié à quel point lire Ellroy ne relève pas de la facilité et combien il faut être concentré pour savourer cette écriture incisive, ce flot d’informations à chaque ligne, cette lecture sous benzédrine.

Ellroy manie l’argot comme personne. Ellroy émaille son récit de ses obsessions : cherchez la femme, Beth Short… Ellroy mêle le réel et la fiction. Ellroy affine des personnages déjà d’une complexité admirable. .
À coups de courts chapitres au rythme syncopé, et donnant alternativement la parole à ses cinq principaux personnages, le maître du roman noir nous déroule 130 jours, en plein tumulte géopolitique, 130 jours qui se succèdent dans une succession de secrets, d’alliances, de trahisons.

Mais il sait aussi changer de style et c’est le cas lorsque Kay Lake prend la parole, au travers d’extraits de son journal ; le rythme est plus posé, les propos plus réfléchis. Elle est la seule narratrice à la première personne et c’est d’ailleurs à elle que reviendront les très beaux mots de la fin. #TeamKay

Et maintenant, c’est quand le prochain Ellroy ?

11 commentaires

  1. Je n’ai encore jamais rien lu de cet auteur. Un tort semble-t-il, mais j’ai toujours pressenti qu’il requérait un peu de concentration et de disponibilité d’esprit ce cher homme, c’est peut-être pour ça.;)

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    • Ah oui, je reconfirme ! Je ne m’en souvenais plus car j’avais lu le dernier il y a un moment quand même. Et là, quand il a fallu se plonger dedans, mon cerveau s’est tout de suite souvenu ! 😀

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    • Ma part d’ombre est particulier car c’est une autobiographie. Je l’ai bien aimé mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde. Sinon, tu peux lire Perfidia, c’est celui qui vient avant celui-ci ! 😉

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  2. J’aime beaucoup cet auteur, mais je n’ai pas oublié qu’il n’est pas facile. En général, je suis obligée de prendre des notes quand je lis un de ses romans… mais je lirai celui-là, j’attends juste sa sortie en poche !

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    • Mais j’avais complètement oublié moi, toute excitée à l’idée de lire un nouveau Ellroy !!! 😀 J’aurais peut-être du prendre des notes d’ailleurs mais finalement je me suis laissée emporter, parfois je ne comprenais pas quelque chose et puis ça s’éclaircissait quelques pages plus tard…

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