Le roman des Goscinny de Catel

Qu’en ont pensé les lectrices optimistes ?

Elles ont aimé :

  • Le coup de crayon
  • Un roman graphique assez linéaire et accessible

Elles ont moins aimé

  • La mise en scène de Catel et Anne Goscinny

Le roman des Goscinny de Catel
Parution le 28/08/2019 aux Editions Grasset
344 pages

Présentation de l’éditeur : Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet  album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié.
Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l’appui et l’amitié d’Anne Goscinny, à ce «  Roman des Goscinny  » – un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en  trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa  naissance, dans le Paris des années 20, au cœur d’une famille juive, exilée de Pologne et d’Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L’enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René  : le dessin, le rire,  puis  l’écriture.
Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l’histoire,  entre l’Amérique et l’Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie,  lui le «  paresseux contrarié  », une partie de la famille meurt dans les camps d’extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation  : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d’Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier  ; mais aussi   le Petit Nicolas  avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud.
C’est aux portes du «  célèbre village gaulois  » que s’arrête le premier tome du «  Roman des Goscinny  »  : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de «  René  »  ; et ceux racontés par sa fille Anne  à son amie – donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur. 

L’avis de Manon :

Quand j’ai commencé ce livre, je pensais le feuilleter pour voir ce qui m’attendais et je suis tombée dedans, je n’ai pu le lâcher. Je l’ai dévoré…. en deux temps mais dévoré quand même.

Novice en la matière c’est naïvement que je fais ce retour sur ce roman graphique. J’ai été attentive à tous les détails. J’ai aimé les caractères utilisés pour le texte. J’ai adoré le coup de crayon. Ma lecture a été simplifiée par le côté linéaire de l’histoire. On passe de la prise de parole de la fille de Goscinny qui donne les contextes de l’Histoire et de l’histoire familiale à l’auteure de la BD, à la prise de parole de Goscinny.

On y découvre l’origine de la passion de René Goscinny pour le dessin,  les références culturelles qui l’ont marqué: Laurel et Hardy, le cinéma, son envie de faire rire dès tout petit. René débarque à New York à 19 ans. Il raconte la galère et surtout la faim. Mais toujours déterminé à vivre de ce qu’il sait faire et ce qu’il veut faire : faire rire avec ses illustrations. Malgré les échecs les refus, les rechutes, on découvre un homme acharné, anxieux mais déterminé.

Ce qui amène la naissance du magazine Spirou, ses collaborations la naissance du petit Nicolas, celle de Lucky Luke et bien sur d’Astérix et Obélix. Nous avons tous été à un moment ou à un autre été emporté par un des personnages de Goscinny. Personnellement le petit Nicolas est un de mes premiers coups de cœur en tant que lectrice, un personnage vers lequel je me suis tournée de nombreuses fois. Découvrir l’homme derrière toute cette oeuvre et plus particulièrement tout son cheminement sous forme de roman graphique a rendu la rencontre encore plus agréable.

L’avis de Cécile :

Lire un roman graphique change clairement mes habitudes de lectrice. En effet, je ne suis pas une grande lectrice de bandes dessinées. Quand c’est le cas, je lis les bulles, ne regarde presque pas les dessins et arrive à la fin de l’ouvrage en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire… Mais cette fois-ci, j’ai fait un effort pour apprécier pleinement ma lecture. J’ai découvert la vie de René Goscinny que je ne connaissais que pour avoir lu son nom sur mes Lucky Luke ou mes Astérix quand j’étais plus jeune (et à l’époque, je regardais mieux les dessins 😄). .

Catel donne ici la parole alternativement à René Goscinny lui-même, les dessins sont alors dans une teinte froide, et à Anne Goscinny, sa fille, et les couleurs deviennent plus chaudes.

J’ai trouvé l’histoire de René Goscinny intéressante mais j’ai été gênée par le fait que Catel se mette en scène avec son amie Anne Goscinny. J’ai parfois eu l’impression d’être une pièce rapportée dans une réunion de famille, une sensation un peu embarrassante.

Je suis contente d’avoir lu un roman graphique mais je ne suis pas vraiment convaincue par celui-ci.

11 commentaires

  1. Je souris, en lisant le titre je n’ai pas pu m’empêcher de penser ‘ oh, oh, une BD ! ?  » 😉 . Bon, je ne l’ai pas lue, le graphisme me tient à distance malgré mon admiration pour René Goscinny. Il y avait une très belle exposition eu Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme l’année dernière ( ou celle d’avant :-p ), avec de nombreux dessins depuis ses débuts ( parce qu’il dessinait aussi, excellent en caricature dès l’adolescence, des dessins contre le nazisme ) et des vidéos. Goscinny par lui-même 🙂

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