De la part d’Hannah de Laurent Malot

Qu’en a pensé Cécile ?

Elle a aimé :

  • Repenser à la série des Allumettes suédoises de Robert Sabatier

Elle a moins aimé

  • Le style un peu trop « daté »
  • Les nombreuses facilités au niveau de l’intrigue

De la part d’Hannah de Laurent Malot
Parution le 08/01/2020 au Livre de Poche
216 pages

Présentation de l’éditeur : «Tu es en train de grandir, Hannah, ça n’est jamais facile.
– Ça fait bientôt onze ans que je grandis ! Je vois pas pourquoi ce serait plus difficile aujourd’hui.
– Parce que tu n’as pas une vie normale.
– Une vie normale, c’est si maman était pas morte ?
– C’est ça. Si tu avais vécu avec ta mère et si ton père avait su l’aider.
Elle a un peu pâli et je me suis demandé si elle regrettait pas d’en avoir trop dit.
– L’aider à quoi ?»

Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère…

Ce premier roman de Laurent Malot nous enchante en nous faisant suivre une héroïne pleine de spontanéité, qui n’est pas sans rappeler la Zazie de Queneau.

L’avis de Cécile :

Deuxième roman lu dans le cadre du Prix des lecteurs du Livre de Poche.
Je n’ai pas trouvé ce roman désagréable mais j’ai trouvé l’ensemble un peu « daté » alors qu’il est sorti en 2014.
La faute certainement à l’époque dans laquelle s’ancre le roman, 1961, et au parti-pris narratif.

A 10 ans, après 3 ans passés au sanatorium alors qu’elle n’était pas réellement malade, Hannah revient dans son village, où elle habite seule avec son père, car sa mère est morte quand elle était petite.
Mais à son retour, beaucoup de choses ont changé et la fillette va en apprendre plus sur sa mère, et sur elle-même.

Cette chronique villageoise, l’auteur a choisi de la faire raconter à Hannah, et son langage n’est pas des plus châtiés. Cela-dit, j’ai trouvé l’effet assez réussi et j’imagine tout à fait une fille de cet âge s’exprimer ainsi à la campagne, d’autant plus qu’elle est assez souvent livrée à elle-même.

Par le parler d’Hannah, par les bagarres rangées entre enfants, par le côté un peu ancien, ce roman m’a rappelé la série des Allumettes suédoises de Robert Sabatier, que j’ai lue et relue quand j’étais enfant, ou encore La guerre des boutons, que je n’ai jamais réussi à lire par contre.

Si le roman se lit facilement, il ne m’a pas non plus emballée ; le contexte, la France pendant la guerre d’Algérie, ne me passionne pas, et j’ai déploré trop de facilités au niveau de l’intrigue.
Les ressorts dramatiques sont trop évidents et les scènes me donnaient un aspect de déjà-lu.
J’ai peut-être lu trop de romans « du terroir » lorsque j’étais petite mais en tout cas, je ne retiendrai pas grand-chose de celui-ci.
Il n’était pas fait pour moi.

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