Les os des filles de Line Papin

Qu’en a pensé Cécile ?

Elle a aimé :

  • Etre touchée par l’histoire de la petite fille

Elle a moins aimé

  • Le style trop ampoulé
  • La distance mise entre la narratrice et son histoire

Les os des filles de Line Papin
Parution le 02/01/2020 au Livre de Poche
184 pages

Présentation de l’éditeur : « Nous finissons tous ainsi, après tout, et c’est doux. C’est doux parce que c’est commun. Il y aura eu bien des injustices, bien des secousses, bien des dangers ; il y aura eu des joies, des rires, des peurs, des amours, des haines, des ressentiments, des passions ; il y aura eu des accidents, des voyages, des crises, des maladies… Nous aurons été chacun à notre manière déformés par la vie. Il restera les os humains – ce que nous avons été au minimum, ce que nous avons tenté d’être au maximum. »
C’est l’histoire de trois femmes : Ba, sa fille et sa petite-fille – l’auteure elle-même. Une histoire qui commence dans les années 1960, pendant la seconde guerre d’Indochine, sous les bombes d’un village vietnamien. Ces trois générations de femmes traverseront trois combats : celui de la guerre, celui de l’exil et celui de la maladie.

L’avis de Cécile :

2005 : Line, 10 ans, quitte Hanoï. Avec sa mère vietnamienne, son père français, son frère métis, ils partent vivre en France.

De ce brusque déracinement, naîtra une déchirure que même le temps ne parviendra pas à guérir.
C’est cette histoire, son histoire, que nous conte Line Papin.

La narration commence comme un conte, les personnages, hormis quelques-uns, rares, plus chers à la narratrice, n’ont pas de prénom mais des caractéristiques.

Cependant, le style un poil trop ampoulé à mon goût, l’emphase un poil trop présente et les métaphores trop nombreuses qui s’enchaînent les unes aux autres, m’ont laissée en dehors.
Si je suis touchée par l’histoire, et comment ne pas être touchée par la douleur de cette petite fille pas tout à fait d’ici mais plus vraiment de là-bas, l’enveloppe qui la contient m’a empêchée d’être en totale empathie.

J’ai été gênée par la façon d’appeler sa mère « la seconde H », son père « le jeune français » et de se décrire elle-même comme « la petite fille ». Cette distance que l’auteure met entre elle et la petite fille qu’elle a été, s’est élevée entre son texte et moi.

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