La fabrication des chiens de Agnès Michaux

Qu’en a pensé Manon ?

J’ai aimé:

  • Le style très riche de l’auteur
  • L’atmosphère du Paris de 1889

La fabrication des chiens, une histoire de chien, une histoire à la française de Agnès Michaud
Parution le 06/02/2020 aux Editions Belfond
368 pages

Présentation de l’éditeur : Une histoire de chiens, une histoire française. » Un petit chien noir taché de fauve, au museau exagérément court et écrasé, si écrasé qu’il semblait faire pression sur l’orbite de ses yeux ronds au point de les éjecter, furetait entre les ourlets précieux, attendrissant et ridicule.
Dans le cliquetis des verres, le choc des talons sur le marbre de la salle de bal, dans les notes épuisées de l’orchestre qui cisaillait en rythme depuis des heures entre les exclamations et les rires, cette étrange créature sembla soudain l’axe impérieux décrétant les orbites, l’astre autour duquel ce monde effectuait sa révolution sans s’en apercevoir.
Tout est là, reprit l’inconnu. Tout est dans la perfection de ce singulier animal. L’espoir d’un monde absolument nouveau. Absolument moderne. « 
Paris, 1889. Au crépuscule de l’Exposition universelle, Louis Daumale, jeune apprenti journaliste au Figaro, part à la rencontre de son époque. Mais, très vite, une question l’obsède : d’où viennent ces nouveaux chiens que l’on voit aux bras des Parisiennes ? Dans un Paris célébrant les prodiges de la science comme de l’occultisme, Louis Daumale suit la piste de ces chiens fin de siècle et découvre, derrière la joyeuse célébration du progrès, l’esquisse d’un avenir inquiétant, pour les chiens comme pour les hommes.

L’avis de Manon :

Cette lecture a été une très bonne surprise, c’est dépaysant même si on reste à Paris c’est un voyage dans le temps rendu possible grâce à un très beau décor, une belle atmosphère plantée par un style détaillé que je découvre et que j’ai adoré, moi qui ne lis pas beaucoup (pas assez ?) d’auteurs français.

Louis Daumale vit son rêve, il arrive de sa campagne tout frais pour être journaliste au Figaro. On est en 1889, époque durant laquelle on cherche l’innovation avec l’exposition universelle en vedette. Louis participe aux diners, mondanités, croise les collaborateurs du Figaro : Maupassant, Zola, il échange avec Gilles de la Tourette, se lie avec une courtisane.

Un style très riche que j’aime beaucoup. Les mots, les adjectifs se bousculent, ça grouille, les scènes et les dialogues défilent à un rythme effréné. Louis est dans une sorte d’euphorie générale de par ses rencontres, son emploi du temps, ses échanges, ses découvertes.

L’auteure réussit à planter un très beaux décor avec les dîners et les multiples rencontres et conversations avec les artistes, les féministes et même la concierge de Louis.  

Et au cours de son rêve, le regard de Louis est attiré par toute l’attention que porte les femmes du monde à leur petit chien. Une découverte fait tout basculer. L’effervescence laisse place à la désillusion. Après ce beau tableau, il découvre l’horreur, l’expérimentation sur les chiens, les transformations, l’inhumain au nom du progrès. 

3 commentaires

  1. Je ne pensais pas aimer autant cette lecture et j’ai rapidement été conquise par l’écriture de l’auteure et par la richesse de son vocabulaire et de ses descriptions. J’ai adoré suivre Louis dans son quotidien parisien à mesure où il en découvre les rouages entre progrès et monstruosité.

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s