Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates

Qu’en a pensé Manon?

J’ai aimé:

  • La bouleversante histoire familiale
  • Le style de JCO

Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates
We were the Mulvaney (01/09/1997)
Traduit par Claude Seban
Parution le 13/03/2011 aux Editions Le livre de poche
704 pages

Présentation de l’éditeur : À Mont-Ephraim, une petite ville des États-Unis située dans l’Etat de New York, vit une famille pas comme les autres : les Mulvaney. Au milieu des animaux et du désordre ambiant, ils cohabitent dans une ferme qui respire le bonheur, où les corvées elles-mêmes sont vécues de manière cocasse, offrant ainsi aux autres l’image d’une famille parfaite, comme chacun rêverait d’en avoir. Jusqu’à cette nuit de 1976 où le rêve vire au cauchemar… Une soirée de Saint-Valentin arrosée. Un cavalier douteux. Des souvenirs flous et contradictoires. Le regard des autres qui change. La honte et le rejet. Un drame personnel qui devient un drame familial. Joyce Carol Oates épingle l’hypocrisie d’une société où le paraître règne en maître ; où un sourire chaleureux cache souvent un secret malheureux ; où il faut se taire, au risque de briser l’éclat du rêve américain.

L’avis de Manon :

Blonde est un de mes livres préférés mais j’appréhendais une nouvelle oeuvre de Joyce Carol Oates ayant l’image d’une auteure difficile à lire et cette lecture n’a fait que me prouver le contraire. J’ai été plongé dans une lecture que j’ai dévoré tant le sort de cette famille est minutieusement décrit et les personnages touchants.

Judd dernière de la famille Mulvaney est né en 1963. Devenu journaliste sans ambition particulière. Il nous rapporte l’histoire de sa famille. 

J’ai tout de suite sympathisé avec cette famille soudée avec trois fils et une fille, Marianne ( ca fait du bien au moral mais pas très longtemps dans ce roman) orchestrée par une mère au petit soin qui aime chiner et qui a ouvert sa boutique d’antiquité. Toute cette harmonie et ce beau portrait de famille vole en éclat lors d’une fête du lycée, Marianne est agressée. Ne se souvenant plus de ce qui s’est passé, elle n’en pourra pas témoigner, les preuves ont été effacées par le temps, car elle a voulu le cacher. Et le garçon sur qui se porte les soupçons continuera à vivre sa vie tranquillement dans cette ville où les Mulvaney était une famille reconnue avec leur ferme, leurs parcelles de terrain et le entreprise de couverture. Après cette agression et  sans suite de la justice, Marianne est éloignée de la famille. Si elle est celle qui se retrouve exilée, tous les membres de la famille en souffrent à leur façon. Et c’est à travers cette souffrance que l’auteure décortique la vengeance, la rage, la tristesse de cette famille qui ne se remet pas de l’injustice, dont les membres toujours attachés à ce qu’ils étaient, essaient de survivre au drame alors qu’ils perdent rapidement leur statut de famille importante de la ville pour être mis à l’écart et regardés de travers. C’est leur ferme, leur foyer qui est touché. 

On voit alors la famille se décomposer et les membres prendre des voies complètement différentes de ce à quoi ils étaient destinés sous la plume fine, minutieuse et magnifique de Joyce Carol Oates. 

Enfin j’aime toujours dans ces romans américains l’influence de l’Histoire sur les personnages du roman.

13 commentaires

  1. A une époque je lisais beaucoup de ses romans, mais ces mulvaney m’ont paru tellement tirér en longueur que mo n amour pour elle s’est éteint, même si je reconnais son talent

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    • Je n’en ai pas beaucoup lu de l’auteur. Je n’ai pas eu la même impression de longueur. Je me dis qu’il faudrait que j’en lise plus. Par contre j’aurai peut être la même impression que toi 😅

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  2. Je rejoins Stephie, j’avais eu du mal au début, avec la lisse perfection de ces Mulvaney, heureusement qu’ensuite Oates fait ce qu’elle sait faire de mieux, soit gratter le vernis, au sang, pour montrer l’horreur de la dévastation ! Une auteure vers laquelle je reviens régulièrement, avec un plaisir variable, mais vu son imposante bibliographie, on ne peut pas lui demander de produire un chef d’oeuvre à chaque coup ! Parmi mes préférés, Petite soeur mon amour, Les chutes, Fille noire fille blanche… Et il faut absolument que je lise Blonde, un jour ! J’ai aussi noté son dernier titre, Un roman de martyrs américains, qui a l’air excellent..

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