Et toujours en été de Julie Wolkenstein

Qu’en ont pensé les lectrices optimistes ?

Elles ont aimé :

  • La mélancolie, la nostalgie présentes dans le texte
  • Remonter le temps

Elles ont moins aimé

  • La narration trop originale
  • L’impression de lecture d’un inventaire

Et toujours en été de Julie Wolkenstein
Parution le 03/01/2020 aux Editions P.O.L.
224 pages

Présentation de l’éditeur : «Un escape game, c’est comme la vie. Surtout lorsque cette vie (la mienne) est d’abord un lieu, une maison aux multiples pièces, toutes encombrées de souvenirs et peuplées de fantômes. Dans chacune de ces pièces, les traces vous racontent une histoire, les objets vous soumettent des énigmes, les morts vous confient des missions.»

L’avis de Manon :

Un livre écrit sous la forme d’un escape game. L’auteur s’adresse au lecteur utilisant le « vous » et en en le guidant comme dans un jeu à travers une maison détaillant une pièce par chapitre, ainsi que tous les objets qui s’y trouve et qu’elle relie à des souvenirs, souvenirs d’enfance d’adolescence, souvenirs familiaux, le deuil. Elle nous révèle ses souvenirs dans une ambiance langoureuse. Pour moi cela a surtout été la description d’un décor, description au fil de laquelle l’auteur distille des souvenirs qui créent toute une ambiance nostalgique. Cela pourrait plaire surtout l’écriture ou la narration originale, mais je n’ai pas accroché du tout cette narration, pas été accrochée par l’histoire.

Je me suis bien trop éloignée et désintéressée de la narratrice pour ce livre que j’ai fini par survoler tant il m’a laissé indifférente malgré les drames qui y sont abordés sans aucune sensibilité. Cela a été pour moi la lecture d’un inventaire personnalisé, certes bien écrit, bien construit et de manière originale mais qui m’a laissée perplexe, sur le bord de la route. C’est juste une histoire qui ne me convenait pas.

L’avis de Cécile :

J’aurais aisément pu classer ce roman dans la catégorie « Le livre le plus original » de mon année 2019.

Julie Wolkenstein, inspirée par un escape game en ligne, revisite son passé et particulièrement les moments vécus dans sa maison de vacances, dans la Manche, sous forme d’un escape game. Le lecteur peut ainsi naviguer dans la maison, dans les souvenirs de l’auteure, gagner des objets qui permettront de débloquer l’accès à d’autres portes, d’autres réminiscences…

Cette promenade inhabituelle a de quoi désarçonner mais j’ai adhéré assez rapidement au point de vue original, malgré les descriptions minutieuses de pièces, de décoration ; je me suis baladée avec délice dans ce roman nostalgique, empreint de tristesse mélancolique, mais également d’optimisme tendre.

La maison est un moyen pour Julie Wolkenstein de remonter le temps, de ressusciter ses morts. Au-delà des meubles, des objets, du bric-à-brac, chaque pièce est habitée par des fantômes, et l’on éprouve un bonheur infini à les voir resurgir, occupés à leurs passe-temps habituels, comme si rien n’avait changé, comme si le temps, la maladie, le malheur n’avaient jamais existé.

Ce roman est empreint d’une mélancolie, d’une poésie qui n’appartient qu’aux maisons anciennes, riches de secrets, de souvenirs, d’histoires, de cris d’enfants, de rires d’adultes…

Ouvrir successivement les pièces de ma maison, franchir un à un ses seuils et libérer chaque fois un pan de sa mémoire, relier ces fragments d’histoire entre eux, pour moi, c’est un escape game. Sans doute parce que j’écris ce livre pour me sortir d’une autre sorte de cage, de prison où m’enfermait la crainte de ne plus aimer écrire, ni cette maison.

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